Aller au contenu
Ronéo

Items EDN · UE 11

333. Situations sanitaires exceptionnelles

Urgences et défaillances viscérales aiguës

Les questions ci-dessous sont corrigées au barème par discordances des EDN : une réponse n'est pas juste ou fausse, elle est à une, deux ou trois discordances de la bonne combinaison. L'explication de chaque proposition est donnée.

  1. Question 1Rang AItem 333

    Concernant la gestion des situations sanitaires exceptionnelles (SSE), quelle affirmation est exacte ?

    • ALe plan ORSAN est le dispositif d'organisation de la réponse du système de santé en situation sanitaire exceptionnelle.Le plan ORSAN est effectivement le plan piloté par les Agences Régionales de Santé pour organiser la réponse sanitaire.
    • BLa gestion d'un attentat de masse relève exclusivement du plan blanc des établissements de santé, sans coordination externe.Elle nécessite une coordination globale via le plan ORSEC et le SAMU, bien au-delà du seul établissement.
    • CL'activation du plan blanc d'un hôpital relève de la décision exclusive du préfet de département.Le directeur de l'établissement de santé déclenche le plan blanc, en lien ou non avec l'ARS, mais c'est une décision interne.
    • DLe tri des victimes sur le terrain est une mission confiée en priorité aux équipes administratives.Le tri médico-chirurgical est une mission médicale réalisée par le médecin régulateur ou les médecins primo-intervenants.
    • ELa notion de situation sanitaire exceptionnelle ne concerne que les pandémies.Elle englobe aussi les attentats, les catastrophes naturelles, les accidents technologiques majeurs et les épisodes caniculaires.
  2. Question 2Rang AItem 333

    Quels sont les principes de la prise en charge pré-hospitalière lors d'un attentat impliquant de nombreuses victimes ?

    • ALa zone où le danger persiste est appelée zone rouge ou zone d'exclusion.La zone rouge correspond à la zone d'opération sous menace directe où seules les équipes spécialisées interviennent.
    • BLe poste médical avancé (PMA) est installé au cœur de la zone rouge pour traiter les urgences absolues.Le PMA est installé en zone orange (ou zone sécurisée/impliquée), à l'abri du danger direct.
    • CLe ramassage des victimes en zone rouge doit primer sur l'arrêt des hémorragies par pose de garrot.Le control des hémorragies menaçantes par garrot est une urgence absolue dès les premiers instants (gestes de sauvetage).
    • DLa régulation médicale sur site est assurée par le directeur de l'hôpital le plus proche.Elle est assurée par un médecin du SAMU-Centre 15 (le médecin coordonnateur ou régulateur terrain).
    • EL'évacuation vers les hôpitaux se fait sans ordre de priorisation médicale.L'évacuation respecte la priorisation établie lors du tri médicalisé au PMA (Urgences Absolues vs Urgences Relatives).
  3. Question 3Rang AItem 333

    Concernant les plans de gestion des risques et de crise dans les établissements de santé :

    • ALe plan blanc comporte un volet logistique, un volet communication et un volet prise en charge des patients.Il s'agit d'un plan pluridisciplinaire structuré pour faire face à un afflux massifs de victimes ou à une crise interne.
    • BLe plan de continuité des activités (PCA) est synonyme du plan blanc.Le PCA vise à maintenir les activités essentielles de l'établissement face à une menace durable, tandis que le plan blanc gère l'urgence immédiate.
    • CLa cellule crisis de l'hôpital n'a pas besoin de tenir main courante.La tenue d'une main courante est indispensable pour assurer la traçabilité des décisions et des actions.
    • DLe plan bleu s'applique exclusivement aux services de réanimation en cas de pénurie d'oxygène.Le plan bleu concerne la gestion des risques et des crises en EHPAD et structures médico-sociales.
    • ELa formation des personnels aux situations sanitaires exceptionnelles est facultative.Elle est une obligation réglementaire pour les professionnels de santé travaillant en établissement de santé.
  4. Question 4Rang AItem 333

    À propos des agents CBRN (Chimique, Biologique, Radiologique, Nucléaire) :

    • ALa décontamination d'urgence des victimes contaminées par un agent chimique doit être réalisée avant l'entrée dans une zone non contaminée.La décontamination permet d'éviter la propagation de la contamination aux soignants et aux structures de soins.
    • BEn cas d'attaque radiologique, le risque principal pour les primo-intervenants est la contamination externe par la radioactivité résiduelle des corps.Le risque majeur immédiat reste le blessé traumatique ou blast, bien avant la contamination radioactive qui nécessite des mesures spécifiques.
    • CLes agents biologiques hautement contagieux ne nécessitent aucune précaution d'isolement respiratoire.Au contraire, ils imposent des mesures barrières strictes et un isolement adapté pour éviter la contagion nosocomiale.
    • DL'atropine est l'antidote de référence utilisé en première intention lors d'une intoxication par les organophosphorés (agents neurotoxiques).L'atropine bloque les récepteurs muscariniques et constitue le traitement symptomatique majeur de cette intoxication.
    • ELa prise en charge d'une victime contaminée se fait sans équipement de protection individuelle (EPI) pour les soignants.Les soignants doivent impérativement porter des EPI adaptés au risque identifié (chimique, biologique ou radiologique).

Les mêmes questions, tirées de vos propres cours

Ronéo lit vos polycopiés et en tire des QCM notés au même barème, sur les items que vous travaillez. Un compte gratuit ouvre cet item et quarante-neuf autres.