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Ronéo

Items EDN · UE 3

58. Sexualité normale et ses troubles

Maturation — Vulnérabilité — Santé mentale — Conduites addictives

Les questions ci-dessous sont corrigées au barème par discordances des EDN : une réponse n'est pas juste ou fausse, elle est à une, deux ou trois discordances de la bonne combinaison. L'explication de chaque proposition est donnée.

  1. Question 1Rang APhysiologie de la réponse sexuelle.

    Concernant la réponse sexuelle humaine normale, quelle affirmation est exacte ?

    • ALe modèle classique de Masters et Johnson comprend quatre phases successives.Ce modèle comporte bien quatre phases : excitation, plateau, orgasme et résolution.
    • BLa phase de résolution est identique chez l'homme et chez la femme.Il existe une période réfractaire chez l'homme qui n'est généralement pas observée chez la femme.
    • CLe désir sexuel est obligatoirement spontané pour qu'il y ait une réponse normale.Le désir peut être réactif, c'est-à-dire déclenché par des stimuli contextuels ou relationnels.
    • DL'orgasme est un réflexe obligatoire lors de tout rapport sexuel satisfaisant.De nombreuses femmes n'ont pas systématiquement d'orgasme lors des rapports, sans que cela ne constitue un trouble.
    • ELes modifications anatomiques et physiologiques n'èvoluent pas avec l'âge.Le vieillissement entraîne des modifications physiologiques de la réponse sexuelle tant chez l'homme que chez la femme.
  2. Question 2Rang ADéfinition et épidémiologie des dysfonctions sexuelles.

    Concernant les dysfonctions sexuelles, quelle proposition est exacte ?

    • AL'éjaculation précoce est la dysfonction sexuelle masculine la plus fréquente.C'est en effet le trouble sexuel le plus rapporté chez l'homme jeune.
    • BLe vaginisme est l'impossibilité totale d'avoir des relations sexuelles en raison d'une cause organique exclusive.Le vaginisme est caractérisé par une contraction involontaire des muscles du plancher pelvien, souvent d'origine psychologique ou multifactorielle.
    • CLe diagnostic de trouble du désir nécessite une durée d'évolution d'au moins quelques jours.Les critères diagnostiques exigent généralement une durée minimale de plusieurs mois pour affirmer une dysfonction.
    • DLes troubles de l'érection n'ont jamais de cause psychogène pure.Les causes psychogènes des troubles de l'érection sont fréquentes, notamment chez le sujet jeune.
    • ELa baisse du désir chez la femme ménopausée est obligatoirement pathologique.Une diminution du désir peut survenir au cours de la vie et ne constitue un trouble que si elle entraîne une souffrance psychologique.
  3. Question 3Rang ADémarche diagnostique face à un trouble sexuel.

    Quel élément fait partie de l'évaluation médicale initiale d'un trouble de la sexualité ?

    • ALa recherche de comorbidités cardiovasculaires en cas de dysfonction érectile.La dysfonction érectile peut être un indicateur précoce d'une maladie cardiovasculaire.
    • BLa réalisation systématique d'un dosage hormonal complet en première intention pour toute baisse de désir.L'interrogatoire et l'examen clinique priment, les dosages hormonaux étant ciblés selon le contexte.
    • CL'exclusion de toute origine psychologique avant d'explorer le physique.Les approches organiques et psychologiques doivent être menées de front car les intrications sont fréquentes.
    • DL'interrogatoire du partenaire sans le consentement du patient.Le secret médical et le consentement du patient s'appliquent strictement.
    • ELa prescription immédiate d'un traitement médicamenteux spécifique.Erreur corrigée : la prise en charge nécessite d'abord une évaluation étiologique avant toute prescription.
  4. Question 4Rang BPrincipes thérapeutiques des dysfonctions sexuelles.

    Concernant la prise en charge des troubles sexuels, quelle affirmation est vraie ?

    • ALa prise en charge est idéalement pluridisciplinaire, associant médecine, sexologie et psychothérapie.Une approche globale bio-psycho-sociale est la plus efficace pour traiter les dysfonctions sexuelles.
    • BLes inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 nécessitent une stimulation sexuelle pour être efficaces.Ces médicaments facilitent l'érection mais ne la déclenchent pas en l'absence de désir ou de stimulation.
    • CLa dyspareunie ne concerne que le sexe féminin.La dyspareunie désigne des douleurs pelviennes ou génitales lors des rapports, qui peuvent aussi toucher les hommes.
    • DL'éducation sexuelle n'a aucun rôle dans la prévention des troubles.L'information et la psycho-éducation sont fondamentales pour démythifier la sexualité et prévenir certaines difficultés.
    • ELes traitements médicamenteux résolvent à eux seuls tous les types de troubles sexuels.De nombreux troubles relèvent exclusivement d'une prise en charge psychologique ou sexologique.

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